Afficher : 1 - 4 of 4 Articles
ON PARLE #MUSIQUE

MAB au Café de la Danse

Deux frères se donnent à 100% sur la scène du Café de la Danse, un soir de semaine, en première partie de Nina Attal. Dans une atmosphère maîtrisée entre lumière teintée et fumée évaporée, MAB apparaît, et l’ovni aux deux têtes ébouriffées ouvre le bal.

Mais qui sont-ils ? Hadrien balance des riffs échevelés à la guitare tandis que Gabriel pose ses rimes sous son casque de cheveux bouclés. Dans une balance équilibrée entre rock et rap, ils sont deux faces d’une même pièce, deux mondes qui se rejoignent dans une drôle de fraternité, comme si la nostalgie et l’énergie se tenaient la main un instant.                                                                  

Une prestation juste et prometteuse, des textes qui dénoncent drôlement fort, deux univers complémentaires et bien distincts qui tour à tour s’épousent et se rejettent. Et puis ils dansent comme la dernière fois de leur vie, comme si le toit du Café de la Danse allait s’effondrer sur eux, après le refrain.

Ce sont vingt minutes bien rythmées, une parenthèse à peine tremblée, assez pour se sentir bousculé et ressentir l’engagement énorme du duo. Leur musique raconte le choc d’une jeunesse artiste, la vibration entre des choix adultes à poser et une passion à contenir.

Comme ils le soufflent entre deux sons, MAB est en pleine phase créatrice d’un EP dont la sortie s’annonce percutante. Pour suivre ces deux garçons électriques, c’est ici, ici ou .

http://<iframe width= »560″ height= »315″ src= »https://www.youtube.com/embed/MriQGbX9ipk » frameborder= »0″ allow= »autoplay; encrypted-media » allowfullscreen></iframe>

ON PARLE #EXPO

André Derain, le peintre inventeur

Rétrospective de la première partie de son œuvre d’une tendre violence et chimiquement addictive. Un hommage rendu par le Centre Pompidou à cet artiste inclassable, père du fauvisme, créateur de bizarreries et membre d’une bande d’amis talentueux comme Matisse, Braque ou Picasso.

André Derain (1928)

André Derain se caractérise par son statut d’inventeur et de chercheur continu de l’art. On disait de lui qu’il était comme un cancre, surdoué, incapable d’entrer dans la norme et d’achever ses idées tourbillonnantes correctement. Il commence d’abord à travailler sur la caricature, avec des lignes encrées, parfois enfantines, aux couleurs vives et éclatantes. Puis il s’attaque pour de bon à la peinture et partage un studio en 1900 avec Maurice de Vlaminck. L’année suivante, il rencontre Henri Matisse, avec qui il ira peindre le sud à Collioure : des peintures fortes, voire violentes, aux couleurs riches et frappantes.

Les arbres (1905)

Derain est le fondateur du fauvisme : inspiré des « arts primitifs » qui le passionnent, il réfléchit sur l’expressivité de la céramique, des bas-reliefs et de la sculpture sur pierre. Il se met à pratiquer intensément ces différents arts, ce qui complète chez lui sa passion pour la découverte et l’invention.

Musique (1904)

Infiniment moderne dans son idée de l’art, André Derain n’hésite pas à s’influencer des palettes de Gauguin, Cézanne. Par ailleurs, il aime discuter, décortiquer, partager sa vision des choses. Son activité évolue constamment, il réinterprète les courants comme le pointillisme, le symbolisme, le cubisme, pour réaliser un art personnel : le réalisme magique. André Derain peint des animaux qui rappellent Chagall, des baigneuses alanguies et allégoriques, des forêts profondes et perdues, Londres dans le soleil couchant, des gens qui dansent. André Derain, c’est une symphonie de personnages, de couleurs, de lieux rêvés. Un thème onirique récurrent donc, revisité avec des couleurs quasi violentes qui marquent un vrai changement avec les pastels des impressionnistes.

Personnellement, j’ai trouvé que la mise en scène de l’œuvre du peintre au centre Pompidou démontrait une réelle évolution dans les pratiques artistiques de Derain. Différents espaces pour mettre en valeur une diversité entre photographie, sculpture, caricature et peinture. J’ai particulièrement apprécié son travail sur la ville de Londres pour les jeux de lumière sur la Tamise, les couleurs plus douces et la réinterprétation du pointillisme.

Waterloo (1906)

L’exposition sur la décennie radicale d’André Derain porte bien son nom : jusqu’à la Première Guerre mondiale, le peintre vit une période d’introspection intérieure intense, il cherche, découvre et invente, sans jamais cesser de créer. Un moment de beauté à passer avant le 29 janvier 2018, pour troubler le temps gris de teintes puissantes et ensoleillées.

« Ce qu’il faut, ce serait de rester éternellement jeune, éternellement enfant : on pourrait faire de belles choses toute sa vie. Autrement, quand on se civilise, on devient une machine qui s’adapte très bien à la vie et c’est tout. »

 

ON PARLE #EXPO

David Hockney, l’artiste protéiforme

Retour sur l’exposition magistrale du peintre David Hockney au centre Pompidou :
10 raisons d’apprécier cet Artiste.

  • Hockney est un rare touche à tout talentueux : pas d’excuses, il y en a pour tous les goûts, dessin, gravure, photo, peinture, vidéo… L’artiste essaye et découvre, ajoutant à chaque fois sa folie et sa singularité. Avis aux curieux d’arts visuels !
  • Hockney représente une ellipse temporelle à lui tout seul : son œuvre recouvre la folie du pop art et l’hyperréalisme des années 60, et emmêle figuratif et expressionnisme dans un mix bienvenu de peinture et de photos. Merci pour cette vision historique et évolutive de l’Art !
Woldgate Woods (2006)
  • Hockney a reçu une formation classique : il fait ses armes au Royal College of Art avant de partir en Égypte où il sera dessinateur de presse. En 1964, le peintre caméléon s’en va explorer une liberté nouvelle aux États-Unis et se met à décrypter le californian way of life.
  • Hockney est un fou de couleurs : il les fait danser de toile en toile, jamais agressives mais d’une violence fine et attirante, qui donne une impression de saut dans le vide, de plongée dans l’œuvre. Allons réveiller la grisaille d’octobre avec cette célébration ensoleillée et rougie des campagnes californiennes !
Study of the Grand Canyon (1998)
  • Hockney, c’est un pied de nez aux codes et aux restrictions sociales : il assume, valorise, sublime la relation fusionnelle qu’il entretient avec Peter à travers sa thématique de la piscine. Et c’est une représentation du corps masculin à la fois réaliste et simplissime.
Portrait d’un artiste (Piscine avec deux  personnages), 1972
  • Hockney fait du pop art : après sa rencontre avec Andy Warhol, il se lance dans l’acrylique et teint ses cheveux de blond platine. Passionné par la superficialité assumée du lifestyle californien, David peint piscine sur piscine, explore l’éphémère de la gerbe d’eau dans sa toile majeure A Bigger Splash et signe une peinture à la fois figée et visionnaire.

    A Bigger Splash (1967)
  • Hockney est un inventeur : ses photos assemblées en une image pleine de mouvement sont la preuve de sa façon d’appréhender le monde, changeante et infiniment vivante. Toute sa vie et jusqu’à aujourd’hui, il n’a jamais cessé de chercher, d’être curieux, de tout tenter. Un exemple à garder en tête.
Pearblossom Highway (1986)
  • Hockney est icônique. Il a marqué plusieurs époques, piochant à chaque fois l’essence des lieux et des gens. Il est un des premiers à avoir dessiné sur un Ipad en 2010 et aujourd’hui, se moquant de ses 80 ans, il filme les quatre saisons. Personnellement, il me donne envie de vieillir.
  • Hockney est un amoureux de la vie. Il se dit « insatiable d’une vie exaltante » et le montre dans un Art parfois touffu, ultra diversifié, original, anticonformiste et envahissant pour la rétine et la pensée.
  • Hockney a exposé au centre Pompidou,qui lui a réservé un espace privilégié, aux salles percées de larges fenêtres qui révèlent « Paris en mode circulaire ». Rien que pour le lieu, on y est allé en courant et en fredonnant.

 

VIE ASSOCIATIVE

Découvrez l’agence MAD – INTERVIEW de LISE YACOUB

Rencontre avec Lise YACOUB, co-fondatrice et CEO de MAD, une agence spécialisée dans l’accompagnement et la promotion artistique.

La création de MAD :

Lise Yacoub raconte l’origine du projet, la voix claire, le timbre passionné : « Un matin, ça a été tout de suite très net, très sûr. » Déjà manager et productrice d’artistes dans sa société Createmotions, elle entraîne ses deux collaborateurs (dont sa sœur) et sa stagiaire dans l’aventure. On est en avril 2016 et tout va très vite. La plate-forme internet se monte en quelques mois, avec une présentation de huit artistes en fin d’année à la presse et une communication à construire. Aujourd’hui, Lise compte une vingtaine de MAD talents que l’équipe épaule jour après jour.

Lise Yacoub

 

« Nous sommes une équipe très soudée. Pascale, maintenant notre associée et auparavant notre stagiaire, s’est énormément investie, pleine de jeunesse et de ressources. » Leur groupe s’est ensuite agrandi avec un ancien collègue de Lise attiré par le projet. Le concept crée l’engouement, l’adhésion, la passion ou le rejet, mais ne laisse personne indifférent. La communication se fait rapidement, grâce à des ambassadeurs enthousiastes et des talents hunters (aka dénicheurs de talents) de plus en plus nombreux.

« J’ai un quotidien très aléatoire, je touche à tout, depuis l’image de la société, la communication, le marketing, en passant par la partie business par rapport aux projets, sans compter la recherche de partenariats et les tests utilisateur sur la plateforme elle-même ! Il s’agit aussi de se tenir au courant de l’actualité de l’écosystème de l’industrie créative. » Mais c’est une aventure extrêmement collective, on ne fait rien sans se concerter les uns les autres.

MAD, l’agence aux multiples facettes

La team MAD est internationale, dansant de Paris à Beyrouth, en passant par Londres, Tokyo, Amsterdam et les USA. Il y a ce désir très fort de connaître des influences d’ailleurs. « On est tous des talents hunters avec des horizons différents et des paysages multiculturels : je suis danseuse, ma sœur Rima est musicienne, Pascale est illustratrice. Bruno est producteur et animateur TV et Franck est photographe. Nos stagiaires sont argentins, marocains, libanais… » L’empreinte MAD, ressentie notamment lors de la visite du site en anglais, est anglo-saxonne, au niveau de la musique et du design. Le MAD talent possède son propre ADN avec un potentiel international.

Boo, MAD Talent de Beyrouth

 

Le concours Talent Hunt :

L’idée d’une talent hunt est venue presque instinctivement. MAD, c’est un vivier de pépites à cultiver. Pour montrer leur art en live, les concurrents participent à des scènes ouvertes. En mars 2017 a lieu le premier Tremplin, fort d’un partenariat avec ESMOD et l’ICAN. « Un très bon cru, des candidatures très abouties, une forte variété, une première expérience réussie », résume Lise.

Quatre artistes ont été retenus, chacun particulier et singulier : une designer de mode féminine, une chanteuse soul, un collectif d’art hybride et une réalisatrice qui travaille sur son premier court-métrage en ce moment avec MAD.

Des conseils pour les futurs candidats ? « Toujours être soi-même avec quand même un grain de folie (#howmadareyou), montrer passion, engagement, motivation, avoir une idée précise de son projet artistique. MAD n’est pas là pour vous dénaturer. »

TALENT HUNT 2017

Si vous pensez être LA pépite artistique de cette rentrée dans la Musique, les Arts ou le Design, envoyez votre candidature avant le 20 Octobre.
5 finalistes seront sélectionnés pour présenter leur performance ou création, lors de notre MAD Session de Novembre, avec un prix de 5 000 € à la clé pour le gagnant.
How MAD are you ?

Notre collaboration :

Et Art’is’Trip dans tout ça ? L’Association Art’is’Trip représente un vivier très riche d’artistes potentiels qui pourraient être amenés à participer aux projets MAD. « Il suffit juste d’être talentueux ! »

Chez Art’is’Trip, nos artistes les plus confirmés seront propulsés au statut de MAD talent et vers une carrière professionnelle. De leur côté, MAD nous enverront des profils dont le projet doit encore évoluer afin qu’ils bénéficient de notre accompagnement. Nous pourrons ainsi épauler certains participants des talents hunts, afin de les aider à développer leur projet artistique. Une façon pour tous d’élargir ses horizons et de voir plus grand.

What’s next ?

Les dates à retenir de l’actualité MAD :

  • 5 octobre 2017 : MAD open mics : scène ouverte pour les performances artistiques en live (22h00-minuit)
  • 12 octobre 2017 : MAD open mics : scène ouverte pour les performances artistiques en live (à partir de 20h)
  • 19 octobre 2017 : MAD session : soirée MAD au Génie d’Alex mêlant clubbing et arts hybrides, à 24h de la clôture de la MAD Talent Hunt
  • 16 novembre 2017 : MAD session : soirée MAD au Génie d’Alex mêlant clubbing et arts hybrides, annonce des finalistes et du gagnant de la Talent Hunt.

 

MAD x Art’is’Trip : de l’art, des équipes passionnées, beaucoup de joie à venir !